Les commandos Lean

Commando

Pourquoi des commandos ?

Winston Churchill créé en 1940 les « commandos », pour lutter contre la lourdeur de la hiérarchie militaire qui bridait l’efficacité, et mener la guerre en rompant avec la tactique habituelle. Le but de ces petits groupes d’hommes (3 à 5) : reconnaître, désorganiser, harceler, et vaincre.

En 1951, les Forces Spéciales US sont créées dans le même but :
– court-circuiter la hiérarchie militaire une fois sur le terrain.
– Former des soldats rapides, autonomes, précis et polyvalents
– Capables, avec un nombre très réduit, de prendre des objectifs stratégiques
– mener la guerre de façon non conventionnelle.

La structure des forces spéciales : de PETITS groupes :

– Des soldats très polyvalents et autonomes
– Une condition physique et mentale
– Un niveau d’engagement exceptionnel
– Une solidarité fusionnelle entre les membres du groupe
– Une technicité supérieure par rapport aux militaires conventionnels

Un groupe commando : 10 soldats maximum et 1 chef.
Le commandement n’est plus « en avant », mais « suivez-moi ».

Un régiment classique peut compter 12 grades pour 3 niveaux fonctionnels (le régiment, l’unité, et la section). Un commando ne compte que 2 niveaux fonctionnels : le chef et les autres. Les membres du groupe sont à égalité temporaire de grade pendant la mission. Le commando doit parfaitement connaître le but de la mission.

La hiérarchie militaire classique (Taylorisme)

– Lenteur et lourdeur d’exécution
– Déformation des consignes
– Exécution « bête » car absence de vision
– Motivation faible
– Absence d’autonomie (pas d’ordre implique pas d’action)

La hiérarchie légère commando (Lean)

– Pas de déperdition d’information
– Vision claire de la mission
– Autonomie des combattants, polyvalence.
– Efficacité accrue
– Engagement extrême (voire fanatisation chez les commandos)

On retrouve dans le lean ces concepts de polyvalence, d’unités autonomes de production (UAP), de vision partagée, d’autonomie et de réactivité. Dans un commando, les niveaux intermédiaires, que l’on pourrait qualifier de Non valeur ajoutée sont supprimés. On cherche une chaîne de commandement fluide, rapide, et axée sur l’objectif. Chacun est responsable de la mission, tout comme en Lean, chacun est responsable de la qualité.

Une entreprise traditionnelle comporte de nombreux niveaux hiérarchiques souvent inutiles. Une entreprise Lean en possède peu. Là où l’entreprise traditionnelle est orientée métiers, l’entreprise Lean est orientée Produits.

En conclusion,

Un commando me semble être la déclinaison Lean d’une armée traditionnelle : Unité autonome de combat (de production), management coopératif (tous égaux sauf le chef), le focus sur la valeur (la mission du soldat), la vision partagée, la polyvalence, la légèreté, la mobilité (l’agilité).

En 1944, le 4ème SAS britannique comportant 4 sticks de 9 soldats commandos, a été parachuté en Bretagne pour désorganiser les allemands avant le débarquement. Si ça a fonctionné avec eux, pourquoi cela ne fonctionnerait-il pas dans l’entreprise ?

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